Une maison en héritage - Joseph Goodrich

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Une maison en héritage

Une maison en héritage - Joseph Goodrich

Ma grand-mère avait eu 3 enfants, dont deux filles et un garçon. Ce dernier était d’ailleurs mon père. Tout au long de sa vie, elle avait été femme au foyer, mais la richesse de son mari, lui avait permis de vivre plus que confortablement. En plus d’être un riche héritier, mon grand-père avait bénéficié de nombreux avantages, grâce à son rang élevé dans l’armée. Cela lui avait permis d’accumuler des richesses, en particulier des terres, dont il n’avait malheureusement pas pu profiter, emporté trop tôt par une crise cardiaque. Vingt et un ans après sa mort, ma chère grand-mère mourut à son tour, mais elle, de vieillesse, et avait laissé derrière elle, une énorme quantité de richesse, et une famille triste d’avoir perdu un être cher.

Un héritage exceptionnel

Lorsque vint le moment où le notaire familial procéda à la lecture du testament, les dernières volontés de ma grand-mère avaient laissé toute la famille dans la confusion. Ses trois enfants s’étaient attendus à recevoir des parts égales suite au partage de tout ce qu’elle possédait, mais elle en avait décidé autrement. Mis à part les terres, elle possédait deux maisons, celle dans laquelle elle vivait, et une autre qu’elle avait mis en location. Pour ce qui était de la première, elle tenait à ce que la maison reste une propriété commune, et que chaque membre de la famille puisse s’y refugier quand il voulait, mais elle avait légué l’autre propriété en totalité à mon père. Pour le reste, tout allait être divisé en trois. De son vivant, elle n’avait jamais démontré une éventuelle préférence pour un de ses enfants, encore moins mon père, et personne ne s’était attendu à une telle décision.

Discorde dans la famille

Bien que tout le monde ait tenté de faire bonne figure devant le notaire, dès que la famille s’était retrouvée seule, les hostilités fusèrent. Mes tantes étaient loin d’être prêtes à laisser la maison à mon père. Ce dernier, très peu intéressé par le gain, n’avait même pas essayé d’argumenter, mais leur avait dit directement qu’il la laissait volontiers à qui la voulait, et s’en alla en claquant la porte. Ils ne s’adressèrent plus la parole. La famille avait éclaté. Mais mes tantes comprirent plus tard qu’elles ne devaient aucunement aller à l’encontre de la volonté de leur mère, et elles sont venues s’excuser. Une fois le partage des biens effectué, nous emménageâmes dans la villa basse. C’était une très jolie propriété, aux murs blancs, et baie vitrées, dont chaque pièce donnait sur une terrasse couverte d’un auvent rétractable. Un endroit où il fait définitivement, bon de vivre.