Un voyage en Inde - Joseph Goodrich

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Un voyage en Inde

Un voyage en Inde - Joseph Goodrich

Arrivé à l’aéroport, j’étais un peu perdu. J’allais pour la première fois en Inde, et je ne savais pas où remplir les formalités d’usage. Enfin, une personne attentionnée, me montra le bureau où je devais faire tamponner mon passeport, et remplir une fiche sur mon identité. Je devais aussi laisser une adresse. J’avais prévu cette demande et j’avais réservé dans une chambre d’hôte. Je donnais les coordonnées de l’établissement dans lequel je coucherais quelques jours. À la sortie, tout était différent de ce que j’avais imaginé. La chaleur m’écrasait moins que ce à quoi je m’attendais. Un taxi s’arrêta devant moi et me demanda en anglais, où je souhaitais aller. Je négociais la course avant de partir, puis je m’assis à l’avant. Mon chauffeur boucla sa ceinture de sécurité et il m’invita à faire de même. Les routes étaient tout à fait correctes et l’animation des rues, même à cette heure tardive de la soirée, encore très présente.

Après avoir réglé le taxi, je frappais à la porte de la première maison. Il y en avait plusieurs, toutes regroupées à la même adresse. Je n’avais pas les clés, bien sûr, et je n’avais aucune indication sur la maison qui m’accueillerait. Un homme à la moustache et aux cheveux gris sortit de l’habitation. Je lui demandais de m’excuser pour le dérangement, mais il me répondit avec un grand sourire qu’il n’était pas couché, qu’il m’attendait. Il me demanda de le suivre et m’amena devant une des petites maisons. Il l’ouvrit. Je pris peur qu’il réveille les autres occupants du logement. Mais il me rassura : la demeure était tout entière à moi. J’étais franchement surpris que le montant que j’avais réglé corresponde à un tel service.

Il me laissa ensuite. Je défis mes bagages, puis je ne résistais pas à l’envi d’aller dehors, sur la terrasse, profiter de l’air du soir. J’avais envie de maigrir, sauter un repas ce soir, serait aussi bien. J’entendis des rires, de la musique, des moteurs de voiture ou de deux-roues. Le silence de la nuit s’installa. Je n’avais pas vu que le temps était passé aussi vite, car quand je regardais ma montre, il était quatre heures du matin, heure locale. J’allai me coucher. Le lendemain matin, un bruit formidable sur le toit de mon habitation me réveilla. Une bande de singes s’amusait à courir ainsi sur toutes les toitures avoisinantes. Je me fis un café que je pris sur la terrasse. C’était si agréable d’être là.