Mon nouveau condo - Joseph Goodrich

Mon blogue

Mon nouveau condo

Mon nouveau condo - Joseph Goodrich

J’avais été très pris par des problèmes liés à mon condo. Je venais de le vendre après de nombreux mois à chercher un acquéreur. J’avais eu quelques déconvenues, mais je venais de signer la vente et de remettre les clés aux nouveaux propriétaires. J’en avais déjà acheté un autre ; situé dans un quartier très éloigné de celui où j’étais installé précédemment, il était plus grand et plus lumineux que celui que j’avais possédé. C’était un ami qui m’avait signalé la vente de ce bien immobilier. J’avais réussi à mettre de l’argent de côté, pour, justement, acquérir un condo plus grand. Je comptais acquérir celui voisin du mien pour en faire un grand espace, mais les propriétaires avaient cédé leur unité à un jeune couple avant que j’aie pu leur faire part de mon projet. Je fus déçu que cette vente ne se fasse pas, et j’en avais discuté avec René.

Il m’orienta vers un courtier immobilier qui avait un appartement en vente, et il était de toute beauté. J’avais réalisé une très bonne planification financiere, qui m’avait permis de bien gérer mes budgets. Cet apport était important, et je pouvais demander un prêt de peu de temps à ma banque, en attendant que mon condo soit vendu, ce qui fut plus long que ce que j’avais prévu. Je profitais de ce temps pour emménager, tout doucement. Je fis quelques rénovations et des aménagements nouveaux, comme des étagères dans la salle de bains ou encore, un ravalement complet des peintures du salon et de la cuisine. J’étais parti pour tout refaire, quasiment.

Je gardais certaines idées mises en œuvre par les anciens propriétaires, mais j’améliorais, ou je mettais à mon goût, la plupart des pièces du condo. Ma chambre en faisait partie et je l’avais un peu changée. L’espace était si grand, que je voyais que mon lit semblait perdu au milieu de cette grande pièce. J’ai ajouté des panneaux coulissants. En papier de riz, ils permettaient de partager la chambre et l’espace séparé me servait pour dissimuler les rangements de mes vêtements. J’avais une penderie et de nombreux meubles, que j’avais patiemment réalisés. J’avais pris des plans et j’avais commandé du bois, et tout le matériel nécessaire à la confection des rangements de ma garde-robe. Quand je pus m’installer, après cette si longue attente, je fus charmé de cette atmosphère que j’avais réussi à créer. La lumière entrait à flots par la grande baie vitrée et je contemplais le ciel, heureux d’être là.