Mes vacances en Gaspésie - Joseph Goodrich

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Mes vacances en Gaspésie

Avant que je prenne mon manteau, j’ai vérifié que toutes les fenêtres soient bien fermées. Un dernier tour de la maison me rassurait. J’avais passé de bons moments dans cette maisonnette en location. Pour mes vacances d’été, j’avais décidé de changer mes habitudes, et de prendre une maison au bord de la mer. C’était un cadeau que je m’étais offert, car j’avais eu une année riche en événements, et de plus, comme j’avais été conseillé avec efficacité, ma gestion du patrimoine avait été très bonne. Un séjour en Gaspésie était un plaisir que je méritais. J’avais regardé sur quelques sites, et j’avais fini par trouver cette petite maison peu dispendieuse. Bien située, propre et lumineuse, elle était d’une taille modeste. Elle regroupait toutes les caractéristiques que je recherchais. C’était l’occasion pour que je refasse mes armoires de vêtements. J’ai pris quelques bermudas, des polos et deux casquettes dans une boutique du centre-ville.

Une nouvelle valise était indispensable. La mienne, que je possédais depuis que j’étais étudiant, m’avait bien servi, pendant quelques années. Je l’avais traînée dans tous les séminaires, toutes les conférences et mes déplacements personnels comme professionnels. Des hôtels des quatre coins du continent, m’avaient accueilli en compagnie de cette valise. Le tissu était élimé et la couleur fanée, je pouvais en changer. C’est une vendeuse, habile, qui m’a trouvé exactement le modèle qui me convenait. Dans un tissu fait pour résister, la valise est sur des roulettes et elle est légère. D’un violet sombre, ses poignées et le rebord de ses poches sont noirs. Distinguée et stylée, c’était la valise parfaite, à mes yeux. Je n’ai pas regardé le montant de cet achat avant d’arriver à mon domicile.

C’était tout simplement une folie financière, mais sa résistance à l’usure semblait la justifier. Mon départ fut un peu avancé, car les précédents locataires avaient dû rentrer plus tôt que la date pressentie. J’avais été contacté par le propriétaire de l’habitation. Il me proposait, pour un forfait à prix bas, de rester trois jours de plus. J’ai immédiatement accepté. Comme j’avais été prévoyant, je pouvais m’en aller de mon condominium quand je le souhaitais. C’est avec une grande joie que j’ai fermé ma porte et que j’ai pris un taxi, qui m’emmena à l’aéroport. Dès que j’ai mis un pied dans cette bâtisse, je me suis senti en harmonie avec le lieu. Ce fut merveilleux que je puisse me promener chaque soir sur la plage, sous la lumière de la lune.